
Comme chaque année, les Amis de Bousval organisent un « petit » marché de Noël, c’est-à-dire un « vrai » marché de Noël, festif, convivial, temps chaleureux de rencontre, de partage et d’échange.
Nous vous invitons à y découvrir des artistes, des artisanes et artisans locaux ; venez déguster des huîtres, siroter un bon vin chaud, particulièrement bienvenu quand il fait froid.
Au plaisir de vous y accueillir !
Avant d’aborder cette période des fêtes propice au réchauffement des relations, nous vous rappelons notre édito de l’an dernier : nous y revenions aux élections communales, aux débats et rencontres qu’elles ont générés, rencontres moins festives, mais tout aussi essentielles.
Nous en retenons une leçon, celle de l’importance de la proximité entre les personnes et avec les politiques, de la personnalisation des relations (relations en présentiel, pas seulement en virtuel sur les nombreux réseaux sociaux).
Aujourd’hui, nous voulons vous inviter à être curieux.
La curiosité, cette belle qualité qui, de tout temps, nous a poussés à la découverte, de l’autre et du monde, qui nous a fait peupler la planète !
La curiosité, aux antipodes de l’indifférence – aux autres, aux réalités quotidiennes, bien violentes pour certains !
La curiosité, qui induit le dialogue, l’échange respectueux avec les autres à la fois si semblables et si différents !
L’avènement des réseaux sociaux a fait espérer l’extension des échanges tous azimuts, la prise de parole par toutes et tous dans un dialogue enrichissant.
Nous devons déchanter, car, très souvent, la prise de parole ne vise plus l’échange ni le débat d’idées, mais le gain, la recherche effrénée de la persuasion, de la conquête de l’adhésion à nos convictions.
Je dirais même que la parole est vampirisée par le plus armé, qui veut monopoliser l’écoute et imposer ses idées, sa vision.
Cette course à la persuasion, une fois que l’on s’y engage, devient addictive. C’est Sébastien Bohler, auteur du Bug humain, qui le dit. Il a étudié l’impact de la zone du cortex responsable de notre besoin de conquérir toujours plus de terrain : le striatum. Cet organe nécessaire à notre survie est celui qui a le plus besoin d’être conquis, maîtrisé, car insatiable. Or, il est en roue libre, défait de ses entraves par notre mode de vie, qui nous pousse à une course effrénée et à la perte de notre curiosité. Il puise sa force dans une ressource archaïque : la peur de manquer, synonyme de mort. Nous ne sommes donc pas guéris de notre passé de proies.